La vente de produits falsifiés est devenue un monstre gigantesque

Contrefaçon 2009, par Christopher Dombers via Flickr CC

Contrefaçon 2009, par Christopher Dombers via Flickr CC

On admet que dans le domaine des affaires, la règle ou autrement dit la motivation suprême c’est de tirer profit au maximum de tout geste, toute opération ou bien de consommation, mais quand cet exercice est accompli sans y ajouter la moindre pincée d’humanité cela indigne et révoltant. Et pourtant c’est ce qui se passe.

On ne manque pas d’apprendre à longueur du temps que des scandales se sont produits ça et là à travers le monde, impliquant de grands hommes d’affaires ou de ces innombrables firmes qui, sans vergogne, considèrent leurs intérêts au dessus de ceux de toute vie sur terre. Le pire, c’est que ces scandales touchent à la sensibilité de la vie mais les malfaiteurs, pour arriver à leur fin, ne manquent pas de complicité de la part de ceux même qui sont supposés être les garants de l’intégrité de la population. Sans donner de cas en détails, on peut évoquer la commercialisation des produits alimentaires, de grandes consommation, dont l’innocuité n’est plus garantie (ça fait penser à l’affaire OBOUF au Burkina Faso) ; les falsifications des résultats d’études toxicologiques de produits pharmaceutiques afin de pouvoir les mettre coûte que coûte sur le marché ;  la vente de produits médicamenteux qui n’ont aucunement pas la propriété de soigner les maux pour lesquels ils sont livrés ; l’omission volontaire et délibéré de communiquer suffisamment sur les dangers liés à la consommation d’un produit, etc.

Dans le domaine du médicament et la santé, toutes les grandes maladies de ce monde sont prises en otage par le phénomène de la falsification. C’est même devenu une pandémie selon l’Institut National de Santé des Etats-Unis d’Amérique. C’est un monstre gigantesque, qu’il va falloir combattre avec une collaboration mondiale. Une série de résultats de travaux scientifiques menés sur la qualité des médicaments dans le monde, publiés le 20 avril 2015 dans le American Journal of Tropical Medecine and Hygiene, révèle 41 pour cent (41%) de 17 000 médicaments étudiés ne sont pas conformes aux normes internationales fixées. De surcroît, des médicaments de paludisme falsifiés ont causé 122 350 morts environ en Afrique, en 2013. Plusieurs antibiotiques de qualité médiocre et nocifs pour la santé ont aussi été retrouvés. D’après les auteurs, ce phénomène est entrain saboter la lutte contre les grandes maladies comme le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose. C’est inadmissible ça !

C’est scrogneugneu de savoir que celui qui vient te sauver n’est là que pour t’enfoncer davantage, pour t’achever, afin que la suite des événements, qui en découlent, fassent fructifier les intérêts égoïstes d’un malfrat dénué de tout scrupule.

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Julien DEMBELE
Julien est un blogueur de nationalité burkinabè, diplômé dans les domaines de la Toxicologie, l'Environnement-Santé, la Nutrition et les Sciences des aliments. J'aime bloguer ; écrire sur les sujets et actualités en rapport avec l'environnement et la santé.

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