Des plans nationaux pour lutter contre le cancer

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Célébrée le 4 février de chaque année, la lutte contre le cancer attire de plus en plus d’attention et gagne une part dans les programmes de santé des Etats. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé en 2000 une stratégie mondiale de  lutte contre les maladies non transmissibles qui invite à donner la priorité aux maladies non transmissibles surtout dans les pays en développement et fixe les rôles des différents acteurs dont les Etats membres. A la suite de cette stratégie mondiale, l’OMS a adopté une série de conventions, de résolutions et plans d’action pour la mise en pratique de la stratégie mondiale. Entre autres on peut citer la résolution WHA58.22 du 25 mai 2005 : Prévention et lutte anticancéreuses et le plan d’action 2008-2013 pour la stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles ; dans ces différents documents des recommandations concrètes sont adressées aux Etats membres afin de pouvoir mettre en place ou de renforcer leurs plans nationaux de lutte contre les cancers.

A partir d’aujourd’hui, chacun peut faire un bilan. A ma connaissance la France adopte un plan cancer quinquennal depuis 2003 ; elle est à son 3ème plan (plan cancer 2014-2019) lancé par le Président François Hollande à l’occasion de la journée mondiale du cancer cette année. Dans les pays en développement, principalement concernés (plus de 60% des cas de cancers et plus de 70% des décès dus aux cancers), les choses semblent avancer à pas de caméléon à mon sens. Au Burkina Faso, le plan stratégique national de lutte contre le cancer n’est entré en gestation  qu’en janvier 2013, puis valider le 30 avril 2013, pratiquement à l’échéance du plan 2008-2013 de l’OMS. Au Sénégal, un plan opérationnel de lutte contre le cancer a été présenté ce 4 février 2014, lors d’une conférence de presse à l’occasion de la Journée mondiale du cancer.

J’invite chacun à jeter un coup d’œil sur ce qui est fait dans son pays.

Nous avons plutôt intérêt à nous y mettre, surtout à mobiliser les efforts et nos faibles moyens sur la prévention, car, certes il est vrai que le cancer c’est un problème mondial, mais ne nous attendons pas à recevoir autant de soutien comme ce fut et est toujours pour le cas du SIDA le cancer est, comme on l’appelle « maladie non transmissible », donc les occidentaux ne craignent pas que nous franchissons leurs frontières avec.

Par Julien DEMBELE, MSc.

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Julien DEMBELE
Julien est un blogueur de nationalité burkinabè, diplômé dans les domaines de la Toxicologie, l'Environnement-Santé, la Nutrition et les Sciences des aliments. J'aime bloguer ; écrire sur les sujets et actualités en rapport avec l'environnement et la santé.

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